Bref.
Malgré quelques facilités et bullshitismes au niveau linguistique pour pas perdre ou ennuyer le spectateur, le film se tient bien. Je pense pas qu'un film grand public puisse se permettre de faire plus intelligent au niveau de la méthode.
Spoiler
La clé du film repose sur une exagération bullshitesque de l'hypothèse de Sapir-Whorf, selon laquelle la langue influence la perception de la réalité. Exagération bullshitesque parce que poussée à un extrême très hollywoodien, la maîtrise de la langue alien permettant de concevoir le temps différemment et donc de voir son propre futur comme s'il s'agissait d'un souvenir, ou, plus exactement, de ne plus être une personne "présente" mais plutôt une personne "passée/présente/future" à la fois. Ce qui donne lieu, évidemment, au lieu commun de la SF qui est le paradoxe temporel : la solution du problème "présent" se trouve dans le "futur", ce qui peut paraître malin mais qui est fondamentalement débile comme dans quasiment toutes les histoires de voyage dans le temps. Enfin ça ne gêne pas trop et le film est très appréciable.