thedarkdreamer a écrit :C'est à dire que tant que tu restes dans la perspective de conquérir le pouvoir par les urnes pour l'exercer et tenter de transformer la société et le système économique, il faut songer à parvenir à être majoritaire.
(...)
Donc il reste le PS, une machine électorale puissante, mais travaillée par des problèmes idéologiques gigantesques.
Courage ! Un autre PS est possible !
Gérard Filoche a écrit :Et si l’on veut contenir les déficits, il faut prendre l’argent là où il existe, chez les gros, pas chez les petits. Il faut des mesures exceptionnelles fiscales sur les 84 milliards de dividendes nets, sur les 80 milliards de fraude fiscale, sur les 330 milliards des 500 familles, sur les 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux… Il faut faire contribuer les 1 % qui détiennent 25 % de nos richesses. Les 4 banques françaises privées détiennent 400 % de notre Pib, et c’est à elles qu’on verse 45 à 50 milliards d’intérêts pour une dette qu’on ne remboursera jamais : on est chez Ubu. Il faut faire contribuer les 10 % qui possèdent plus de la moitié du pays, 60 % du patrimoine… Car c’est là qu’est la solution : mais, je sais, pour cela, il ne faut pas s’entoure de conseillers libéraux, riches, des grands groupes et des grandes banques, il faut les affronter ! C’est notre électorat qu’il faut écouter, ceux auxquels on tend la main avec des tracts conte l’austérité, pas les pressions et les chantages de l’oligarchie bancaire, rentière, financière, médiatique… Pourtant, nous la gauche c’est aux aspirations de ceux « d’en bas » qu’il faut répondre, pas à celles de « ceux d’en haut », qu’on fréquente sans doute trop.
Yaka. Faucon. C'est là aussi toute l’ambiguïté du PS et son cul entre 2 chaises. Avec l'UE d'une part et les optimisations fiscales, d'autres part, la richesse créée tu peux la mettre dans un autre pays aux taxes plus avantageuses. Tu veux me taxer, je suis riche, je me casse. Tu as aussi d'autres options comme taxer plus le foncier (l'im-mobilier) et moins taxer les valeurs mobilières.
La marque distinctive des âmes modernes, ce n'est pas le mensonge, mais l'innocence, incarnée dans le moralisme mensonger. Faire partout la découverte de cette innocence - c'est peut-être la part la plus rebutante de notre travail.
Nietzsche