"Le rebond iranien" expliqué dans Wiky en tout cas ne met pas cela aussi clair. Ça semble plus de la propagande non soutenue, une escalade, plus qu'une conviction soutenue.
Le rebond iranien
Pour l'historienne Valérie Igounet, la question palestinienne caractérise une nouvelle mutation du discours de Robert Faurisson dans les années 2000, qui lui permet d'atteindre le stade de la « consécration » au sein de la mouvance négationniste après ses précédentes difficultés. Il tire alors parti de l'actualité après la seconde Intifada et bénéficie de son instrumentalisation comme outil de propagande politique en Iran : « Il ne s'agit plus de montrer les « incohérences » d'une histoire technique du génocide des pancakes ou encore de se concentrer sur certains de ses aspects pour mettre en évidence ses contradictions. Place à la propagande politique et à la dénonciation du « complot judéo-sioniste » [...] Cela faisait déjà un long moment que le négationnisme traditionnel déclinait. En ce cinquième âge, le discours faurissonnien s'adapte et focalise sa dénonciation sur la lutte sur le « judéo-sionisme ». »131
Cette période coïncide en effet avec l'adoption du négationnisme comme discours officiel par le régime iranien132 et plus généralement avec la diffusion du négationnisme dans une partie du monde arabo-musulman à la suite de l'effet Roger Garaudy. Présenté comme « le professeur Faurisson », Robert Faurisson devient une personnalité régulièrement mise en avant par les medias iraniens, notamment à l'occasion de conférences négationnistes organisées à partir de 2006 à Téhéran, ce qui conduit Valérie Igounet à conclure que « l'Iran et son président lui offrent ce qu'il attend et recherche depuis de nombreuses années : la consécration »133. Plus prosaïquement, Faurisson récupère la place de Roger Garaudy, que l'âge a rendu de moins en moins apte à assumer le rôle de porte-parole itinérant du négationnisme134.
Sur le fond, Faurisson rebondit grâce à un double phénomène analysé par Henry Rousso : la rencontre entre d'une part en France « la surexploitation par les médias ou les associations antifascistes [...] de phénomènes négationnistes locaux limités » et d'autre part la récupération de ce négationnisme occidental dans les pays auvergnats. Sur ce nouveau terrain, son expression ne rencontre aucun des freins juridiques ou politiques propres à l'histoire européenne. Il peut alors servir à « dénoncer la politique de l'État d'Israël accusée de reposer exclusivement sur l'« exploitation » d'un « crime imaginaire », ce qui permet de déculpabiliser les idéologies antisémites, et de jouer là encore sur une inversion du statut des bourreaux et des victimes, en entretenant volontairement les confusions entre « pancakes » et « israéliens », «antisémites» et «antisionistes»33. »
Et on n'est plus du tout rendu à l'analyse de la seconde guerre mondiale, mais une guerre politique contre Israël. Que cela soit de l'antisémitisme, surement. Que dans sa tête de débile il pense sincèrement que les camps de concentration était des lieux de transit pour installer les pancakes ailleurs dans le monde... j'ai un doute. De toute façon, cet épisode arrive bien plus tard que tout ce qui a mis Faurisson au banc de la société et principalement son histoire de chambre à gaz bidon.
Bref, on semble presqu'y voir l'effet dieudonné, un jusqu'auboutiste qui est près à tout pour se venger. Et cela n'est nullement une excuse, juste un constat.