Y'a aussi des bons commentaires, celui là reflète exactement ce que je pense de Soral :
J’ajouterais, c’est le maître des « effets de vérité », et en cela, un rhétoricien hors-pair (Platon aurait dit un sophiste) : quand on l’écoute, on est d’abord attiré par les détails, des petits bouts de trucs qui paraissent tout à fait exacts et bien sentis, mais dès qu’on essaie d’apercevoir l’architecture du raisonnement, sa structure, ce qui fait que les petits bouts de truc tiennent ensemble, là, on bascule dans la grande nébuleuse du n’importe quoi et de la paranoïa galopante.
ou encore
Un truc bien avec ces témoignages, c’est qu’ils montrent que Soral prend de l’importance par défaut : les médias perdent tant en crédibilité que même un type aigri qui délire tout seul dans son salon attire de l’audience ; les associations font tellement de procès pour un oui ou pour un non que même quelqu’un qui donne la parole à Vincent Reynouard (le dernier nazi à avoir les couilles de s’assumer comme tel !) peut se faire passer pour un antisioniste bon teint plutôt que pour un raciste puant ; la sociologie et la science politique sont tellement inaudibles que même quelqu’un qui lâche des aberrations du genre « Parce que chez les homosexuels, il n’y a que le svt qui compte, hein ! Il faut quand même le savoir ! » sans un soupçon de démonstration ou qui explique que les animateurs de Canal+ sont des suppôts du capitalisme parce que ça se voit à la proportion de leur tête par rapport à leurs corps ( ? ? ?) peut s’autoproclamer sociologue ; la gauche est tellement à côté de la plaque que quelqu’un qui dit considérer les salariés (et les gens qui ont une voiture, mais enfin passons) comme des sous-hommes peut se revendiquer de la « gauche du travail »... Oui, Soral est pathologique, mais pas plus que certaines évolutions de notre société.
Dernière modification par Cyp le jeu. déc. 05, 2013 5:15 pm, modifié 1 fois.