Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
Alan B'stard a écrit :
Viky a écrit :Pas besoin de commencer avec Ulysses.
Totalement d'accord, le jour où j'arrive à le lire en entier dans la langue de Shakespeare, je me dis bilingue. J'ai un souvenir traumatisant des 10 premières pages, et le mec ne fait que se raser.

Bon après faut pas déconner, le stream of consciousness c'est difficile à suivre de base.
C'est moins une question de niveau de langue que de complexité du roman. Il est aussi difficile à lire en français — et aussi beau, car il a été traduit par Larbaud et révisé par l'auteur. Donc, déjà, lire Ulysse, c'est une sorte de victoire.
Un véritable exemple d'œuvre simple en français, mais qui demande un vrai niveau universitaire en anglais, c'est Shakespeare.
Alan B'stard
Re: [lecture] now reading
Charles-Marie a écrit : Un véritable exemple d'œuvre simple en français, mais qui demande un vrai niveau universitaire en anglais, c'est Shakespeare.
C'est vrai que Shakespeare est tout aussi difficile, mais pas pour les mêmes raisons. Il y a déjà l'âge de l'oeuvre et donc du vocabulaire employé (ce qui est moins le cas chez Joyce quand même), et le fait que c'est un auteur qui est à la charnière dans la codification de l'anglais.

Ulysses est difficile parce que justement le principe de tout décrire fait qu'on est confronté à un vocabulaire dont on a pas l'habitude, parce qu'il est presque trop "quotidien" pour qu'on l'emploie. D'habitude on a droit à "he shaved", là c'est deux ou trois pages.
Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
Alors je ne sais pas pour Joyce que je n'ai pas lu, mais mon expérience du monologue intérieur (c'est sans doute cela que tu appelais « stream of conciousness »), je les ai eues avec Faulkner, et c'est effectivement très compliqué, car entrer dans la cervelle d'un inconnu, ça donne l'impression que l'on écoute un fou parler. On découvre des obsessions différentes, des manies étrangères, une nouvelle syntaxe… mais si on s'accroche, on finit par soulever la logique d'ensemble, et cela devient facilement visible, c'est vraiment une question d'entraînement. Personnellement j'adore cette technique narrative.
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Re: [lecture] now reading
Il y a Mlle Else d'Arthur Schnitzler dans ce genre. Pas très long à lire. C'est vrai que c'est très sympa comme technique narrative.
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Re: [lecture] now reading
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Très perturbant, je recommande vivement.
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Isabelle Mergault
Re: [lecture] now reading
Lire dans une autre langue faut déjà passer la barre des 10-15 pages pour s'habituer au style et se mettre en mode bilingue mais ouais avec les liseuses et les dicos ça va.
La plupart des romans passent tout seuls mais dès que c'est un peu plus soutenu moi perso je peine et j'abandonne.
Après avoir lu Alamut en anglais, je voulais continuer sur la lancée et lire Lolita en anglais. J'ai fait 20 pages avant de laisser tomber.
Sinon en vrac (au pif dans la liste comme d'hab):
Substance Mort de K.Dick
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Très très bon comme tout le monde le sait. Dick était un consommateur et ca se voit :)

La liseuse de Paul Fournel
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Ca se veut être un regard satirique sur l'édition à l'heure où les liseuses vont chambouler le tout. Mouais.
Vite lu, vite oublié. Sinon ils lisent (eux aussi) comme Umberto Eco sur Ipad :/

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson
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Le film en est pratiquement une copie carbone avec une Lisbeth un peu plus asociale/fragile et un Blomkvist plus bourrin.

La fille qui rêvait... de Stieg Larsson
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Ayant fini le premier, j'ai forcément voulu lire la suite.
Moins bon en tous les points je trouve. Lent au démarrage, personnages peu crédibles et histoire somme toute bof.
Et mention à la crevette de Lisbeth qui avec son 1m50 et son corps de gamine fracasse 2 bikers de 100 kilos, se bat contre des boxers et se prend 3 balles dont un Headshot tout en ayant 3 milliards sur son compte en banque et hackant le réseau de la police.
Si on suit la montée en puissance de cette nana, elle devrait voler et foutre une rouste à Superman dans le tome 3.

La campagne de Russie d'André Castelot
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Au pif toujours dans la liste et comme j'y connaissais rien ca tombait bien.
Le style est moyen et l'auteur est spécialisé dans les livres/romans historiques. Aucun coup d'éclat en gros.
Sinon que dire? 600.000 à l'aller et presque 0 au retour. Un Napoléon déconnecté de la réalité qui une fois entré dans Moscou, veut monter sur Saint-Pétersbourg alors que son armée est exsangue. Il attend, tourne en rond puis repart laissant la ville en feu.
Un général russe qui aurait pu l'écraser de nombreuses fois lors de la retraite mais ne le fait pas, le froid, la faim, la Bérézina qui est une rivière où se déroule la dernière bataille. Bizarrement le terme de Bérézina est infondé vu que les Francais n'ont pas spécialement perdus là-bas...mais c'est resté dans l'esprit collectif. A part une seule grosse bataille ultra sanglante, les deux armées s'évitaient la plupart du temps. L'hiver, les -30 et la faim ont tué les soldats...pas tellement les balles ou les canons.
Cette guerre c'est la guerre de la folie. La folie d'emmener un tel nombre d'hommes sans réelle ligne d'approvisionnement aussi loin dans les terres ennemies. Et folie de croire que l'hiver russe sera clément...

Ce qui est marrant c'est que 130 ans plus tard Hitler fera exactement les mêmes conneries.
Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
En fait, il s'en est fallu de peu que la campagne soit une réussite, si Napoléon avait laissé tomber Moscou pour pourchasser Koutouzov, il aurait trouvé du ravitaillement pour son armée, et sans doute vaincu son adversaire dont les pertes étaient déjà trop lourdes.
JM
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Re: [lecture] now reading
Ouais enfin avec des "si" moi j'encule la voisine.
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Re: [lecture] now reading
Nan mais laisse, Aliocha est un fervent passionné de l'Empereur, aucun argument ne le fera jamais changer d'avis.
Moi monsieur j'ai fait la colo, Dakar, Conakry, Bamako. Moi monsieur, j'ai eu la belle vie, Au temps béni des colonies. Les guerriers m'appelaient Grand Chef Au temps glorieux de l'A.O.F. J'avais des ficelles au képi, Au temps béni des colonies.
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Re: [lecture] now reading
Cartouche a écrit :Nan mais laisse, Aliocha est un fervent passionné de l'Empereur, aucun argument ne le fera jamais changer d'avis.
"les rumeurs seraient elles donc fondées" ?
C'est mon idée la glue dans les lance flammes.
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Re: [lecture] now reading
JM a écrit :Ouais enfin avec des "si" moi j'encule la voisine.
J'aime.
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Isabelle Mergault
Re: [lecture] now reading
Charles-Marie a écrit :En fait, il s'en est fallu de peu que la campagne soit une réussite, si Napoléon avait laissé tomber Moscou pour pourchasser Koutouzov, il aurait trouvé du ravitaillement pour son armée, et sans doute vaincu son adversaire dont les pertes étaient déjà trop lourdes.
Il s'en est fallu de peu...si tu veux. Koutouzov n'était pas bon, attentiste, paniqué par la prétendue force de Napoléon, il ne fera que reculer même à la fin quand 90% des soldats ennemis étaient des loques en haillons. Mais il aurait fait quoi Napoléon après être rentré dans Moscou? Continuer? Encore et encore dans les terres russes, pendant que les russes eux reculent et brulent tout sur leur passage? A Moscou, l'armée Napoléonienne était affamée et l'effectif était passé à moins de 200.000.
Disons qu'il continue et qu'il pousse jusqu'à Saint Petersbourg à la poursuite de Koutouzov. Et?
L'Hiver arrive et la grande Armée n'est pratiquement plus.
Superbe victoire.

Dans le bouquin, l'auteur décrit un Napoléon qui hésite, qui passe de l'apathie à l'excitation totale, n'écoutant que très peu les conseils des personnes l'entourant et s'en foutant totalement du "prétendu" hiver russe.
Sans déconner, emmener autant de monde si loin sans la moindre idée de la topographie, de l'acheminement des vivres et sans plan à long terme c'était du suicide....Empereur ou pas.
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Re: [lecture] now reading
Empereur ou Führer même.
Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
Cartouche a écrit :Nan mais laisse, Aliocha est un fervent passionné de l'Empereur, aucun argument ne le fera jamais changer d'avis.
Note que je n'ai pas dit du mal de notre Hitler national !
Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
Du reste, ce n'est pas ma théorie, c'est celle de Tolstoï, qui avait des raisons de mépriser Bonaparte, mais attribuait à une grippe une faiblesse stratégique pendant la bataille de Borodino, ce qui l'aurait empêché de prendre l'avantage décisif sur Koutouzov, et du coup sur la suite.
Xuan Carlos
Re: [lecture] now reading
Kek a écrit :
Charles-Marie a écrit :En fait, il s'en est fallu de peu que la campagne soit une réussite, si Napoléon avait laissé tomber Moscou pour pourchasser Koutouzov, il aurait trouvé du ravitaillement pour son armée, et sans doute vaincu son adversaire dont les pertes étaient déjà trop lourdes.
Il s'en est fallu de peu...si tu veux. Koutouzov n'était pas bon, attentiste, paniqué par la prétendue force de Napoléon, il ne fera que reculer même à la fin quand 90% des soldats ennemis étaient des loques en haillons. Mais il aurait fait quoi Napoléon après être rentré dans Moscou? Continuer? Encore et encore dans les terres russes, pendant que les russes eux reculent et brulent tout sur leur passage? A Moscou, l'armée Napoléonienne était affamée et l'effectif était passé à moins de 200.000.
Disons qu'il continue et qu'il pousse jusqu'à Saint Petersbourg à la poursuite de Koutouzov. Et?
L'Hiver arrive et la grande Armée n'est pratiquement plus.
Superbe victoire.

Dans le bouquin, l'auteur décrit un Napoléon qui hésite, qui passe de l'apathie à l'excitation totale, n'écoutant que très peu les conseils des personnes l'entourant et s'en foutant totalement du "prétendu" hiver russe.
Sans déconner, emmener autant de monde si loin sans la moindre idée de la topographie, de l'acheminement des vivres et sans plan à long terme c'était du suicide....Empereur ou pas.
Comme je l'ai dit, ce n'est pas ma théorie. Tolstoï part du principe que l'armée de Koutouzov était encore à portée de fusil quand Napoléon a fait le choix de s'enterrer à Moscou où il n'y avait plus rien à manger. Les vivres ça se prend sur place, dans les greniers de la population locale où elles ont été entassées pour l'hiver, ils n'allaient pas les chercher en France. C'est pour cela qu'il défend que la stratégie d'attrition de Koutouzov était volontaire et que c'est pour ça qu'il a livré Moscou.
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Re: [lecture] now reading
Kek a écrit :[Dans le bouquin, l'auteur décrit un Napoléon qui hésite, qui passe de l'apathie à l'excitation totale, n'écoutant que très peu les conseils des personnes l'entourant (...)
Mais ? A qui cela me fait-il penser ?
Je vous demande de ne pas voir dans cette manière d'opérer une mesure coercitive à votre égard, mais les régles inhérentes à ma profession m'obligent à procéder de cette manière.
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Napalm
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Re: [lecture] now reading
Sauf que pour marquer l'histoire, c'est loupé.
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Re: [lecture] now reading
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NiarkNiark
petit paysan sans terre ⛧
Re: [lecture] now reading
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pas encore attaqué, trop gros et pas le temps.

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Sur les conseils d'Aliocha ici, d'autant qu'il est en poche. Deux constatations :

- C'est bien un ouvrage de vulgarisation, et un foutrement bon : Le type est clair dans ses explications, il prend des exemples simples et sa plume est loin d'être dégueulasse. Le bouquin fourmille de petits schémas, de photos et le découpage en "arbre" me parait une excellente idée.

- Je ne comprend absolument rien (ou si peu !) à ce que je le lis. La prise de conscience est dure, j'ai besoin d'une bonne remise à niveau en math et en géométrie avant de pouvoir le reprendre.


Ainsi que :

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SojaMoule : "Tu perds ton temps, c'est l'asile et je t'emmerde. Dans ta forteresse de certitudes apprises à l'école ou dans tes lectures, tu n'es pas le dépositaire de la vérité absolue."
Reblochon : "As-tu quelque chose d'intéressant et constructif à dire ? Oui ? Lâche toi ! Non ? TA PUTAIN DE GUEULE D'ATTARDÉ, tu la fermes. Bisous"
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Eldrock
trop risqué
Re: [lecture] now reading
Elle est photoshopée la dernière couv. Il manque quelqu'un.
"Heureusement qu'il y a Eldrock pour me décourager d'essayer." - Conrad & Lechat
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Re: [lecture] now reading
NiarkNiark a écrit :Image

pas encore attaqué, trop gros et pas le temps.
J'ai lu la version bd parce que j'aime bien les images.

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Re: [lecture] now reading
Tiens je lis la biographie de jobs. Je dois approcher des 2/3. Pour l'instant j'ai trouvé la première moitié excellente. Quel connard ce mec :D
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Kek
Isabelle Mergault
Re: [lecture] now reading
Lolita de Vladimir Nabokov
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Humbert Humbert (aka Mott) qui se tape une gamine de 12 ans. Ce livre explose pas mal de règles...déjà ça parle de pédophilie. Ce n'est pas glauque, gore, morbide ou tape-à-l'oeil...c'est pire que ça. Tout est décrit du point de vue du pédophile. Ses aspirations, ses envies, ses pulsions. Le tout sans une once de pornographie. On EST Humbert Humbert et on le comprend.
Deuxième point c'est l'écriture. Y'a 3 néologismes par pages et c'est foutrement bien écrit.
On en parle comme DU roman en langue anglaise. C'est marrant quand tu sais que Nabokov a pondu ces néologismes par dizaines pour pallier à la pauvreté cette langue par rapport au russe (dixit lui-même).
(Ah et je capte aussi pourquoi je panais rien en essayant de le lire en anglais...)
C'est le bouquin IDÉAL pour les mamans qui vitupéraient contre la page "Y'a pas de pédophiles mais que des enfants faciles".

Les nus et les morts de Norman Mailer
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J'en suis au dernier quart...et bordel ça monte méchamment en tension.
Des soldats pendant la guerre du Pacifique. Une île comme des milliers d'autres. Un général américain contre un japonais. Des hommes longuement dépeint avec des horizons diamétralement opposés....et là tout converge vers une mission de reconnaissance qui...qui bah j'en sais rien encore mais ça ne peut pas aller bien :)
C'est cru, c'est du "parlé" et ça tape juste dans les descriptions des luttes de classe et de l'armée.

Dommage que l'epub chopé soit si pourrave. Je suis en train de le corriger tout en le lisant et j'en suis à 650 corrections après 400 pages. Le scanneur ne s'est pas vraiment foulé :/

Ah sinon je prédis bientôt la disparition (ou des emmerdes du moins) pour la Team Alexandriz. Les journaux, les sites, les éditeurs et Hadopi parlent de la T.A.
Ils sont trop visibles et vont surement se prendre une beigne.
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Chavez
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Re: [lecture] now reading
NiarkNiark a écrit :Image

pas encore attaqué, trop gros et pas le temps.
J'ai fini Steve Jobs: excellent.
Je me lance là dedans. Ça commence bien avec Christophe Colomb qui s'attribue la prime promise au 1er marin qui apercevrait la terre ferme, au grand dépit de celui qui l'a aperçue.