Je... Je suis d'accord avec Reblochon.
La crise = moins de pognon; et la droite libérale dans l'idée c'est plus de pognon, tandis que la gauche -même libérale- ferait rien qu'à dilapider not' sueur de front en impôt pour les feignants et les inutiles.
Et puis les chinetoques arrivent, faut competitiviter à donf sinon ils vont baiser nos femmes. La droite c'est le rendement ultime pas vrai ? Mon cul.
Tu m'étonnes que les vieux y comprennent rien aux jeunes, hier la société affichait une cohérence relative, aujourd'hui le monde c'est plus des hypocrites qui enculent des larbins, et des larbins qui se battent entre eux pour devenir des hypocrites sodomiseurs de larbins.
Mais la principale raison est qu'une partie de la population se met au service de la tyrannie par cupidité et désir d'honneurs. Ce que j'ai dit jusqu'ici sur les moyens employés par les tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d'obéir, l'idéologie, les jeux ou les superstitions], n'est guère mis en usage par eux que sur la partie ignorante et grossière du peuple. Ainsi, si le tyran veut maintenir sa domination, il doit trouver un autre stratagème pour les gens instruits. C'est là le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie: rendre ces gens "complices" des "cruautés" du tyran, les asservir en leur donnant l'occasion de dominer d'autres à leur tour. Ce sont donc les courtisans qui se font les complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d'« asservir les sujets les uns par le moyen des autres ». La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».
La tyrannie s’assimile à une pyramide fondée sur le contrôle social « 5 ou 6 ont eu l’oreille du tyran […]. Ces 6 ont 600 qui profitent sous eux, et qui font de leurs 600 ce que les 6 font au tyran […] ces 600 en maintiennent sous eux 6000 … ». Une majorité a alors intérêt à la tyrannie. La structure hiérarchique du pouvoir permet d’enfermer la majorité dominée en différents sous-groupes intermédiaires.
Or, ces courtisans sont encore moins libres que le peuple opprimé: Le laboureur et l'artisan, pour tant asservis qu'ils soient, en sont quittes en obéissant; mais le tyran voit ceux qui l'entourent, coquinant et mendiant sa faveur. Il ne faut pas seulement qu'ils fassent ce qu'il ordonne, mais aussi qu'ils pensent ce qu'il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu'ils préviennent aussi ses propres désirs. Ce n'est pas tout de lui obéir, il faut lui complaire, il faut qu'ils se rompent, se tourmentent, se tuent à traiter ses affaires et puisqu'ils ne se plaisent que de son plaisir, qu'ils sacrifient leur goût au sien, forcent leur tempérament et le dépouillant de leur naturel (...) Est-ce là vivre heureusement? Est-ce même vivre? (...) Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi n'ayant rien à soi et tenant d'un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie!
Dernière modification par Chalumeau le lun. sept. 28, 2009 3:38 pm, modifié 1 fois.
Il est important de comprendre qu'il y a plusieurs niveaux de compréhension.